La cueillette des champignons : nos conseils exhaustifs

La cueillette des champignons

Cueillette des Champignons

Les champignons sont des ressources renouvelables. L’emploi de techniques de cueillette adéquates permet d’assurer plusieurs récoltes au fil du temps.

Il n’est pas difficile de cueillir des champignons. Un couteau (voyez nos modèles de couteaux droits à champignons et de couteaux incurvés à champignons) et un contenant approprié suffisent. 

Il est recommandé d’utiliser des paniers en osier ou en rotin afin de faire circuler l’air autour des champignons, qui peuvent devenir très humides une fois cueillis et des moisissures peuvent alors se développer à leur surface. 

N’utilisez en aucun cas des poches en plastique car elles accélèrent la décomposition du champignon et certaines espèces deviennent toxiques au contact de cette matière : des comestibles peuvent ainsi devenir impropres à la consommation.

Posez toujours vos paniers remplis de champignons à l’ombre quand vous prenez une pause, et protégez-les toujours de la pluie. Vous pouvez par exemple recouvrir votre panier de feuilles de fougères pour protéger vos champignons.

Veillez à ne pas perturber le tapis forestier autour des champignons. Le mycélium poussant sous la surface pourrait se trouver abîmé. Les cueilleurs devraient toujours éviter de cueillir la totalité des champignons d’un même endroit. 

Un examen attentif vous indiquera que certains champignons peuvent être trop mûrs car trop vieux (dans ce cas, ils sont le plus souvent indigestes et surtout criblés de petits vers), ou de trop petite taille. Cueillez uniquement les spécimens sains.

En premier lieu, tournez le champignon sur lui-même pour le séparer de son mycélium (filaments).

Il est préférable de ne pas utiliser le couteau pour couper le champignon à sa base (pour les espèces que l’on cueille au ras du pied comme les cèpes), car la partie du pied que vous laisserez sur place va pourrir et cette décomposition risque de gagner le mycélium (ensemble de filaments souterrains – voyez notre article de blog sur le mycélium), entraînant un ralentissement ou un arrêt de leur croissance. 

N’arrachez jamais non plus le champignon du sol en le tirant de la main, au risque d’arracher du mycélium en même temps. 

Il est primordial de protéger le mycélium en le recouvrant de terre, de mousse ou de feuilles sèches pour éviter son dessèchement et lui permettre de continuer à vivre et à produire des champignons les années suivantes. 

Ne laissez pas de trou ouvert, c’est comme si vous laissiez une plaie ouverte sur votre peau, les bactéries pourraient s’y développer. 

Par ailleurs, conserver la totalité du pied du champignon facilite sa détermination.

A quoi sert donc le couteau à champignons me direz-vous ?

Et bien dans un premier temps, la lame permet de creuser sous le pied du champignon : ainsi vous le dégagez pour mieux le sortir. 

Dans un deuxième temps, la lame vous sert à nettoyer le champignon sur le terrain sitôt sa cueillette, pour éviter de salir le reste de votre récolte.

La lame permet de couper la partie terreuse du pied, les parties abimées (attaquées par les vers, les limaces, ou des rongeurs ainsi que les parties moisies ou trop vieilles) et la mousse des cèpes quand celle-ci est déjà ancienne, ce qui permet de laisser sur place des dépôts (spores) qui seront utiles pour la multiplication de l’espèce. 

Le revers cranté de la lame (lorsqu’il est présent comme sur nos modèles de couteaux à champignons) permet d’enlever d’éventuelles incrustations de terre et de pierres sans ôter la partie concernée. 

Enfin la brosse permet de nettoyer le chapeau du champignon sans l’abimer, pour enlever les brindilles, aiguilles et autres débris végétaux collés dessus. 

Faites toujours preuve de délicatesse et gardez vos champignons propres et au sec dans la mesure du possible. 

Evitez l’eau autant que possible ! 

Elle risque de gâcher la consistance des champignons et de compliquer leur cuisson : ceci est particulièrement spectaculaire chez les cèpes qui deviennent de vraies éponges élastiques. 

Certaines espèces ligneuses et creuses (à l’intérieur desquelles se produit une accumulation de terre, de débris végétaux ou de petits invertébrés) comme la trompette des morts ou la chanterelle nécessitent toutefois d’être mouillées rapidement sous le jet du robinet ou dans une grande quantité d’eau froide vinaigrée, et séchées aussitôt dans un torchon. 

Enfin, ne retirez pas les pieds des champignons (sauf s’ils sont vraiment trop fibreux), mais seulement l’extrémité fibreuse.

Il est essentiel de ne pas cueillir de champignons contaminés. 

Des métaux lourds toxiques et d’autres contaminants peuvent s’accumuler dans les champignons (plomb, cadmium, cuivre, thallium). 

Les champignons peuvent aussi synthétiser des composés encore plus toxiques, par exemple du méthyl-mercure à partir du mercure. 

La consommation de champignons contaminés peut avoir de graves effets indésirables sur la santé. 

Vous devriez éviter les endroits où le sol est marqué par des niveaux naturellement élevés de métaux lourds : 

– à proximité des sites d’exploitation minière et d’exploration, 

– le long des corridors routiers et des zones de poussières d’anciennes et d’actuelles routes de gravier, 

– les fossés en bordure de zones agricoles où s’accumulent les engrais, défoliants, herbicides et pesticides, 

– à proximité d’infrastructures ou d’une localité. 

Ne récoltez jamais par exemple des champignons qui peuvent pousser sur le terre-plein au milieu d’un rond-point (on observe parfois une poussée de morilles au printemps suivant l’apport de terre végétale sur le terre-plein). 

Voyez également notre article de blog sur la radioactivité des champignons

Nos champignons secs sont récoltés dans des espaces naturels préservés, en grande partie en pays catalan, sur le versant espagnol de la chaîne pyrénéenne, à l’exception de nos morilles sèches qui proviennent des vastes forêts du Canada (Territoires du Nord Ouest).

Il s’agit de champignons des bois, donc sauvages, cueillis par des ramasseurs. 

Nos champignons secs n’ont pas été cultivés et n’ont subi aucun traitement chimique avant récolte.

ATTENTION :

De nombreux champignons sauvages sont vénéneux, voire mortels. 

Vous devez redoubler de prudence pour distinguer les champignons comestibles des sosies toxiques. 

Certaines espèces de sosies toxiques poussent à côté des champignons comestibles dans le même habitat. 

Sans compétences particulières, il est donc risqué de se lancer dans la cueillette des champignons.

La détermination des champignons peut paraître simple dans certains cas, comme par exemple pour déterminer une amanite tue-mouche, mais la plupart du temps la détermination demande une certaine rigueur. 

La couleur et la forme d’un champignon seront fonction de son âge, de l’humidité ambiante, de son ensoleillement, etc. Ne vous limitez jamais à ces deux seuls critères. 

La forme des lamelles ou pores (pour les polypores), le lieu de collecte, la forme et la consistance du pied, et bien d’autres critères entrent en jeu lors de la détermination. 

Dans tous les cas, si vous n’êtes pas sûr à 100%, ne consommez pas votre récolte sans avoir demandé l’avis d’un expert de confiance.

Lorsque vous débutez dans la cueillette des champignons, travaillez aux côtés de cueilleurs de champignons expérimentés qui vous montreront les différentes formes que peuvent prendre les champignons comestibles et leurs sosies toxiques, et vous apprendront peu à peu à savoir parfaitement les distinguer. 

Par précaution, faites toujours examiner votre cueillette par un pharmacien compétent en mycologie (les nouvelles générations de pharmaciens ne sont plus systématiquement formées à la reconnaissance des espèces) ou par un mycologue d’une société mycologique de votre région (des permanences peuvent être organisées pour pouvoir y faire identifier votre cueillette). 

Ne mélangez jamais dans un même panier des champignons dont vous ne soyez pas sûrs qu’ils soient de la même espèce et parfaitement comestibles. 

Sinon tout le contenu de votre panier devra être jeté en cas de présence d’un sosie toxique. 

Voyez à ce propos notre article de blog sur les intoxications par les champignons.

Quand avez-vous le maximum de chances pour trouver des champignons ? 

Les deux facteurs les plus influents sur la croissance des champignons sont la température et l’humidité. 

Les champignons étant constitués d’eau à environ 90%, il leur faut des conditions d’humidité importantes pour bien croître.

On trouve globalement des champignons durant toute l’année mais chaque espèce croît durant une période qui lui est propre. 

Certains possèdent un spectre temporel large sur plusieurs saisons tandis que d’autres, très sensibles, pousseront durant des intervalles de temps assez courts.

– Au printemps, on ramassera les morilles dans le Jura (parfois alors qu’il reste encore de la neige), des mycènes ainsi que des coprins.

– En été, on trouvera des bolets, des russules, des amanites et, notamment après les orages, des girolles.

– En automne, période d’abondance et donc saison préférée des mycophages, les trompettes de la mort et les cèpes de Bordeaux feront le régal de tous. 

L’automne reste la saison de prédilection pour la cueillette des champignons et l’occasion d’une bonne journée en famille à travers une forêt aux couleurs automnales.

– En hiver, les premières gelées mettent globalement un terme à la saison mycologique mais quelques espèces tardives demeurent.

Les changements climatiques qui s’opèrent ces 20 dernières années influent sur les périodes de collectes ainsi que sur les aires de répartition des champignons. 

Aussi, des espèces rares à la limite de leur aire de répartition sont parfois devenues plus fréquentes.

Trouver un bon coin à champignons n’est pas toujours aisé.

En effet, le développement des champignons demande des conditions adéquates et essentielles que l’on peut répartir en trois catégories :

– Conditions climatiques : humidité, température, exposition au vent ou au soleil, le tout sur des périodes données, parfois très courtes.

– Conditions du terrain : type de substrat (sol argileux, limoneux, sableux, calcaire), acidité ou basicité du sol, type d’humus, etc.

– Conditions biotiques : c’est-à-dire liées à la présence d’autres espèces vivantes, comme des animaux, des plantes (pour les champignons mycorhiziens), voire à d’autres champignons. 

Rien ne sert de demander un coin à champignons aux cueilleurs que vous rencontrerez en lisière de forêt, le panier plein de champignons. Un bon coin ne se révèle jamais et reste la plupart du temps un secret de famille !

Pour trouver un bon coin à champignons, sachez adapter votre lieu de prospection en fonction de la saison en cours :

– Au printemps, début de la saison de champignons, on rencontrera très peu d’espèces dans les forêts denses. On en trouvera plutôt à l’orée des bois, notamment sous les peupliers et les pins, en terrain sablonneux. 

On rencontrera surtout des champignons saprophytes (c’est-à-dire qui croissent sur des arbres ou des feuilles mortes. Ils participent ainsi activement à la formation de l’humus).

– En été, les forêts de feuillus essentiellement dominées par les chênes et les hêtres seront d’excellents lieux de récoltes. 

On y retrouvera beaucoup d’espèces mycorhiziennes (c’est-à-dire que l’association est symbiotique entre les champignons et les racines des arbres – voyez notre article de blog sur le mycélium).

– En automne, on en trouvera partout et en bonne quantité aussi bien dans les forêts denses que dans les milieux ouverts (lisières, prairies, etc.), mais c’est surtout sous les conifères qu’ils abondent. 

À cette époque de l’année, on trouvera principalement des champignons saprophytes (pour mémoire, les champignons décomposeurs de débris végétaux).

Si vous commencez tout juste à ramasser des champignons, la bonne méthode à adopter est la suivante :

– La présence de mauvais champignons (non comestibles) est un signe encourageant qui indique que la température et l’humidité sont bonnes, en tout cas propices au développement des champignons.

– Changez d’endroit si vous ne trouvez rien, ne passez pas 3 heures au même endroit si vous n’avez vu aucun champignon.

– Essayez différents biotopes : sous des feuillus, sous des résineux, sous un bois mixte, dans une prairie, en lisière de forêt, etc.

– Si un endroit vous semble plutôt bon pour le développement de champignons mais que vous n’y avez rien trouvé, revenez la semaine suivante car parfois les intuitions se révèlent payantes !

– Si vous avez trouvé un bon champignon mais qu’il ne semble pas proliférer, prenez votre temps, marchez doucement et un peu voûté en vous éloignant en spirale de cet endroit. C’est un procédé payant lorsque l’on trouve une trompette de la mort par exemple.

– N’hésitez pas à vous enfoncer dans les petits taillis, vous serez parfois surpris de ce qui s’y trouve. En effet, la plupart des gens marchent entre les arbres et ne s’engagent pas dans les parties plus enchevêtrées, ce qui est un tort.

– Par contre, si vous faites cela, prenez garde aux tiques qui affectionnent particulièrement ce genre de lieux et inspectez-vous bien le soir en rentrant chez vous (n’hésitez pas à vous acheter un tire-tique en pharmacie – voyez notre article de blog sur les tiques et la maladie de Lyme).

– Enfin, une dernière astuce que j’utilise personnellement, à condition qu’il ne fasse pas trop sombre sous le couvert forestier : je porte mes lunettes de glacier, et la polarisation des verres fait ressortir les contrastes de couleurs dans le sous-bois, ce qui me permet de repérer les champignons à des dizaines de mètres à la ronde, notamment les cèpes.

– Et comme déjà souligné précédemment, évitez les lieux pollués ou enrichis en nitrates. De telles conditions rendent bien souvent les champignons indigestes et peuvent vous rendre très malades.

Règlementation

En ce qui concerne la réglementation relative à la cueillette des champignons, voyez ci-après les extraits du nouveau Code Forestier, ainsi que du Code Pénal.

LIVRE Ier : DISPOSITIONS COMMUNES À TOUS LES BOIS ET FORÊTS

TITRE VI : DISPOSITIONS PÉNALES

Chapitre III : Infractions communes à tous les bois et forêts

Section 4 : Infractions commises en forêt d’autrui

Article R163-5  

Créé par Décret n°2012-836 du 29 juin 2012 – art. (V)

Le fait, sans l’autorisation du propriétaire du terrain, de prélever un volume inférieur à 10 litres de champignons, fruits et semences dans les bois et forêts est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe. 

Toutefois, dans les bois et forêts relevant du régime forestier, sauf s’il existe une réglementation contraire, l’autorisation est présumée lorsque le volume prélevé n’excède pas 5 litres.

En clair, la loi autorise dans les forêts domaniales et les forêts communales soumises au régime forestier, une cueillette raisonnée d’un volume de 5l, par jour et par personne. Dans l’esprit du texte, la loi autorise donc une cueillette familiale, coutumière et ancestrale.

Article L163-11

Créé par Ordonnance n°2012-92 du 26 janvier 2012 – art. (V)

Le fait, sans l’autorisation du propriétaire du terrain, de prélever des truffes, quelle qu’en soit la quantité, ou un volume supérieur à 10 litres d’autres champignons, fruits ou semences des bois et forêts est puni conformément aux dispositions des articles 311-3, 311-4, 311-13, 311-14 et 311-16 du Code Pénal.

Article 311-3 du Code Pénal

Le vol est puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende

En outre le Code Civil précise encore dans son Article 547: « les fruits naturels ou industriels de la terre appartiennent au propriétaire par droit d’accession ». Cela signifie que le propriétaire n’a pas à faire un acte particulier, comme apposer un panneau, pour être propriétaire des champignons. 

Le délit de vol de champignons est constitué au regard du code pénal, même si le propriétaire n’en a pas clôturé sa terre, ou n’en a pas interdit l’accès par voies d’affiches. On ne peut déduire de cette absence une quelconque tolérance de ramassage. Et le fait d’accepter la chose volée, est du recel également puni par la loi.

Concernant les forêts communales et les forêts de particuliers, il s’agit dans les deux cas de forêts privées. La première étant la forêt privée d’une commune sous la responsabilité du maire. 

Concernant les propriétés privées, le ramasseur doit bénéficier d’une autorisation des propriétaires, sous peine de se voir accusé de vol purement et simplement. Des cas de condamnations pour vol sont connus notamment pour des cueillettes intensives, voire sur des truffières.

Concernant les forêts des régions, départements, communes et autres sections, il vous faut savoir que les champignons sont un produit accessoire des forêts régis par le Code Forestier : « Les cessions de produits accessoires autres que les produits des coupes sont autorisées par l’Office National des Forêts (O.N.F.) qui règle leur mode d’extraction et les conditions de leur enlèvement. 

Le prix est fixé par le conseil municipal pour les forêts communales et sectionales et par l’O.N.F., sur proposition des administrateurs, pour les autres forêts non domaniales relevant du régime forestier».

Limitez vos récoltes à vos besoins, sachant que même avec une autorisation de récolte, certaines communes ou certains départements limitent les récoltes (en litres ou en kilos). 

Il est donc fortement conseillé de vous renseigner auprès des mairies et des organismes de protection de la nature ou encore à l’agence O.N.F. locale.

Les champignons sont protégés par la loi au titre de l’article L. 411-1 du Code de l’Environnement relatif à la préservation du patrimoine biologique. Cet article édicte certaines interdictions :

« I. – Lorsqu’un intérêt scientifique particulier ou que les nécessités de la préservation du patrimoine naturel justifient la conservation de sites d’intérêt géologique, d’habitats naturels, d’espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées et de leurs habitats, sont interdits : »

«… 2° La destruction, la coupe, la mutilation, l’arrachage, la cueillette ou l’enlèvement de végétaux (cas étendu aux champignons) de ces espèces, de leurs fructifications ou de toute autre forme prise par ces espèces au cours de leur cycle biologique, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat, la détention de spécimens prélevés dans le milieu naturel »

« 3° La destruction, l’altération ou la dégradation de ces habitats naturels ou de ces habitats d’espèces »

L’Article L411-2 du même code complète le précédent :  « Un décret en Conseil d’Etat détermine les conditions dans lesquelles sont fixées la durée et les modalités de mise en œuvre des interdictions… »

La liste de tels champignons est donc arrêtée par décret en conseil d’État, affichée dans les préfectures et les mairies. Cette interdiction de ramasser peut :

– être permanente ou temporaire,

– concerner tout ou partie d’un territoire,

– être soumise à une autorisation de prélèvement.

La réglementation préfectorale n’est pas systématique mais la cueillette des champignons peut être réglementée par un arrêté. Il convient donc de se renseigner en mairie du lieu du ramassage ou en préfecture, afin de savoir si un tel arrêté existe.

Le préfet peut en effet prendre un arrêté en application des articles R. 412-8 et 412-9 du Code de l’Environnement complétés par l’arrêté du 13 octobre 1989, une liste de champignons dont le ramassage et la cession à titre gratuit ou onéreux sont soit interdits, soit autorisés sous certaines conditions sur tout ou partie du territoire et pour des périodes déterminées.

En pratique, l’arrêté du préfet fixe, pour une ou plusieurs espèces :

– l’étendue du territoire concerné,

– la période d’application de la réglementation ou de l’interdiction (horaires et dates),

– les conditions d’exercice du ramassage ou de la récolte ou de la cession,

– la qualité des bénéficiaires de l’autorisation,

– la quantité maximale à ramasser (cela varie de 2 litres à 10 litres par jour et par personne selon la région et la nature du champignon ou encore un panier par personne et par jour).

Ces arrêtés préfectoraux sont affichés dans chacune des communes concernées et publiées dans au moins deux journaux régionaux ainsi que dans le recueil des actes administratifs. 

S’il existe un tel arrêté préfectoral, il s’applique à tout le monde, y compris au propriétaire du sol.

La vente de champignons sauvages sur les marchés relève d’une réglementation générale nationale et européenne, ainsi que d’une réglementation spécifique essentiellement décentralisée. 

Hormis quelques espèces réglementées au niveau national, les maires et préfets restent libres de définir les espèces autorisées à la vente et les mesures de contrôle à l’échelle locale.

Les accessoires du cueilleur de champignons

Afin de ne pas vous perdre en forêt ou en montagne lors de votre cueillette de champignons, munissez vous d’un GPS ou à défaut d’un téléphone portable. 

Dans la mesure du possible, soyez au moins deux : en bonne compagnie, la balade est plus conviviale et surtout plus sûre.

 Outre vos accessoires habituels (paniers, couteau, guide de détermination), portez des bonnes chaussures de randonnée ou des bottes, ainsi que des vêtements couvrants (n’oubliez pas la cape de pluie, surtout à l’automne) : vous pouvez par exemple enfiler les pantalons dans les chaussettes. 

Il faut s’inspecter attentivement durant et après les promenades ou les travaux en forêt afin de contrôler les piqûres d’insectes (voyez notre article de blog sur les tiques et la maladie de Lyme).

Equipez-vous également de l’un de nos bâtons de marche pour cueilleurs de champignons.

Et bien sûr, vous pouvez compléter votre équipement de cueilleur de champignons avec la chemise aux motifs de champignons

Nous portons à vous connaissance un nouveau site internet présentant des centaines de photos de champignons, afin d’aider et renseigner les promeneurs sur les différentes espèces : http://www.champiweb.com

Livres de détermination de champignons

En matière de guides de détermination des champignons, voici nos recommandations :

►  L’indispensable guide du cueilleur de champignons (Belin – 15€) : de format poche, avec une couverte plastifiée (ce qui est très pratique sur le terrain),

►  Champignons de France (Chamina – 12€90) : également de format poche, et aussi avec une couverte plastifiée,

►  Coffret cueillette champignons : guide avec couteau (Sélection du Reader’s Digest – 15€95),

►  Les champignons dans la nature (Delachaux et Niestlé – 29€40) : tous les champignons de nos régions, photographiés sous tous les angles,

►  L’encyclopédie visuelle des champignons (Artémis – 35€),

Pour les jeunes aventuriers :

►  Mes premières cueillettes de champignons (Grenouille – 8€90).

Et enfin voici les bibles de référence des éminents mycologues français :

►  Champignons de France et d’Europe Occidentale (Marcel BON – Flammarion – 23€50),

►  Champignons de France et d’Europe (Régis COURTECUISSE et Bernard DUHEM – Delachaux et Niestlé – 35€40),

►  Le guide des champignons France et Europe (Guillaume EYSSARTIER et Pierre ROUX – Belin – 36€).

Et si vous souhaitez approfondir vos connaissances en mycologie :

Champignons, tout ce qu’il faut savoir en mycologie (Guillaume EYSSARTIER – Belin – 24€),

Les champignons redécouverts (Philippe SILAR – Fabienne MALAGNAC – Belin – 24€).

Beaux livres de photographies artistiques sur les champignons

Si vous êtes sensibles aux allures artistiques des champignons dans leur milieu naturel, nous vous recommandons les beaux ouvrages de Benoît PEYRE. Photographe et écrivain, il vit au gré des pousses de champignons. 

Mycophile passionné depuis la tendre enfance (mycophile : personne qui aime les champignons), il traque et croque avec curiosité l’univers insolite des petits êtres des sous-bois.

Non satisfait du niveau de qualité des photographiques reproduites dans les livres par les principaux éditeurs, il a choisi d’autoéditer lui-même ses très beaux ouvrages. 

Chacune de ses photographies reproduites dans ses livres est traitée avec un vernis sélectif, ce qui fait un chef d’œuvre de chacune d’elle. 

Nous n’avions jamais vu auparavant un tel niveau d’excellence dans le rendu photographique : vous avez l’impression d’avoir entre les mains un album de clichés photographiques de très haute qualité, et non un livre. 

Nous n’hésitons pas à dire que les livres de Benoît PEYRE sont des œuvres d’art à part entière. 

Nous vous laissons en juger par vous-mêmes. Découvrez ses derniers ouvrages :

Le Roi Cèpe (38 €)

Secrets de cueillettes, à chaque mois son champignon (29€)

Champignons, le Vrai du Faux – phénomènes, dictons, sciences, rumeurs (19€80)

Détermination de vos récoltes de champignons

A Villefranche-de-Conflent, la Boutique du Champignon propose sur l’esplanade en face du magasin une exposition mycologique des champignons frais cueillis dans les forêts alentours, renouvelée chaque jour : les champignons y sont décrits avec leur comestibilité ou leur toxicité.

Vous pouvez apporter votre cueillette pour la faire identifier gratuitement. Delphine JULIEN, mycologue, vice présidente de la société mycologique André Marchand de Perpignan, vous renseignera avec plaisir et passion.

A Eguisheim, la Boutique du Champignon vous orientera vers le pharmacien du village, Bernard BETZ qui est un mycologue chevronné, ou vers la Société Mycologique du Haut Rhin (S.M.H.R.) qui organise chaque lundi soir des mois de septembre et octobre, hors vacances scolaires, une permanence de détermination de 20h à 22h à l’Espace 110 à Illzach (68110), 1 avenue des rives de l’Ill.

La Société Mycologique du Haut-Rhin 

La Société Mycologique du Haut Rhin vous propose des sorties mycologiques et naturelles, des conférences, l’initiation à la microscopie et une exposition annuelle chaque premier dimanche d’octobre dans la salle polyvalente de Kembs (68680).

La prochaine exposition mycologique annuelle se déroulera le dimanche 2 octobre 2022 à KEMBS, dans la salle polyvalente, de 9h à 18h sans interruption. (L’édition 2021 a été malheureusement annulée en raison des trop nombreuses contraintes liées à la crise sanitaire.)

Il s’agit de la plus grande exposition de champignons du département du Haut-Rhin, la 19ème exposition consécutive à Kembs. Les années précédentes, de 300 à 500 espèces de champignons ont été présentées, selon les conditions météorologiques.

Une table de comparaisons entre les comestibles et toxiques sera installée, ainsi que des stands de vente « Autour du Champignon » : champignons frais, truffes, Boutique du Champignon d’Eguisheim, miel, etc.

Une belle présentation de plantes à baies complètera l’exposition, ainsi que quelques arrangements floraux sur le thème des champignons.

Enfin, un service de midi sera également proposé aux visiteurs, avec les réputées croûtes aux champignons, pâtés forestiers, gâteaux maison, café et boissons diverses.

Aux sorties sont abordées la connaissance des champignons (comestibilité, toxicologie, écologie, etc.) et leur place dans notre écosystème.

Programme des sorties S.M.H.R. 2021 à télécharger

Articles de presse de France 3 Grand Est sur la cueillette exceptionnelle et précoce des champignons au cours de l’été 2021 et du journal L’Alsace sur le même sujet : « Quand les champignons mettent les bouchées doubles ».

Affiche de l’exposition mycologique annuelle de KEMBS 2019

Un bulletin annuel est édité qui aborde tous les aspects de la mycologie : de la simple initiation à la cueillette raisonnée, jusqu’aux études plus scientifiques (les articles peuvent être consultés dans la rubrique « Bulletins » du site internet de la société : https://www.societe-mycologique-du-haut-rhin.org/).

Conférences et réunions se déroulent dans le local associatif à l’Espace 110 d’Illzach, où vous trouverez aussi une bibliothèque avec de nombreux guides et livres mycologiques. 

Un forum de discussion sur internet est réservé aux membres.

En dehors de la période des séances de détermination, la société se réunit tous les 1ers lundis du mois, de novembre à juin, de 20 h à 22 h (sauf lors des congés scolaires), à son siège : Espace 110 – 1, Avenue des rives de l’Ill – 68110 ILLZACH.

La carte de membre est accordée pour une cotisation annuelle familiale de 20 €, ou 25 € avec en plus le bulletin de la FME (Fédération Mycologique de l’Est) : elle donne accès aux sorties, à l’exposition annuelle, et à la réception du bulletin annuel.

Les contacts sont le président, Bernard DISS, le vice-président, Jean-Paul MEYER, et la secrétaire, Véronique SAVOLDI.

Inscrivez-vous ici à une formation gratuite, ludique et ouverte à tous pour acquérir les compétences et connaissances de base pour récolter les champignons avec sérénité.

Chez nos proches voisins, nous vous recommandons :

► La Journée du Champignon à HORNBERG en Forêt Noire (téléchargez la brochure – 0,7 MO),

► L’exposition de Champignons à STUTTGART (téléchargez la brochure – 3,3 MO).

Les albums des prospections mycologiques de Philippe DEFRANOUX (photographe) et DANIEL DOLL (mycologue déterminateur)

Philippe DEFRANOUX s’intéresse aux différents domaines des sciences naturelles depuis de nombreuses années.

Il effectue des recherches biographiques sur les anciens naturalistes de toute la France (botanistes, mycologues, entomologistes, ornithologues, mammalogistes, minéralogistes, géologues, paléontologues, …) en consultant de nombreux ouvrages des Muséums d’histoire naturelle français ainsi que d’autres musées et bibliothèques.

Des recherches plus approfondies sont réalisées sur les naturalistes régionaux (Alsace, Lorraine et Franche-Comté) sous forme de  biographies et de compilations d’anciennes publications, documents iconographiques, inventaires et collections.

C’est aussi un naturaliste de terrain et chaque sortie, privée ou publique, donne lieu à la réalisation d’un album photographique.

Il s’associe le plus souvent aux sorties organisées par la Société Mycologique du Haut-Rhin (S.M.H.R.) et du Comité des sciences de la nature de la Société Industrielle de MULHOUSE (SIM).

Enfin il est très actif dans l’Inventaire de la biodiversité de l’Ecomusée d’Alsace. Les espèces sont déterminées par des spécialistes de chaque discipline naturaliste, soit sur le terrain, soit à posteriori. 

En ce qui concerne les champignons, ceux-ci sont généralement déterminés par Daniel DOLL, mais aussi par feu Paul HERTZOG, Daniel SUGNY, Jean-Luc MULLER, Etienne HARSTER, Patrick GOETZMANN ou Bernard WOERLY.

C’est avec un très grand plaisir que nous vous faisons découvrir l’extraordinaire qualité de leur travail au travers des quelques albums photographiques suivants de leurs prospections mycologiques :

Album photographique – Prospection mycologique – ECOMUSEE – 15 janvier 2020

Album photographique – Prospection mycologique – SOULTZMATT GAUCHMATT – 30 mai 2020

Album photographique – Prospection mycologique – ECOMUSEE – 7 juin 2020

► Album photographique – Prospection mycologique – SOULTZMATT GAUCHMATT – 27 juin 2020 – 1ère partie

► Album photographique – Prospection mycologique – SOULTZMATT GAUCHMATT – 27 juin 2020 – 2ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – LABAROCHE – 5 septembre 2020

► Album photographique – Prospection mycologique – WILDENSTEIN – 6 septembre 2020 – 1ère partie

► Album photographique – Prospection mycologique – WILDENSTEIN – 6 septembre 2020 – 2ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – STEINBACH – 26 septembre 2020

Album photographique – Prospection mycologique – ECOMUSEE – 4 octobre 2020

► Album photographique – Prospection mycologique – SOULTZMATT GAUCHMATT – 10 octobre 2020 – 1ère partie

► Album photographique – Prospection mycologique – SOULTZMATT GAUCHMATT – 10 octobre 2020 – 2ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – BRAMONT WILDENSTEIN – 26 octobre 2020

Album photographique – Prospection mycologique – ECOMUSEE – 17 décembre 2020

Album photographique – Prospection mycologique – ECOMUSEE – 6 février 2021

Album photographique – Prospection mycologique – PETIT LANDAU – 24 février 2021

Album photographique – Prospection mycologique – ECOMUSEE – 1er mars 2021

Album photographique – Prospection mycologique – ECOMUSEE – 6 mai 2021

Album photographique – Prospection mycologique – ECOMUSEE – 8 mai 2021

Album photographique – Prospection mycologique – WESTHALTEN – 12 mai 2021

Album photographique – Prospection mycologique – ILE DU RHIN KEMBS – 15 mai 2021

Album photographique – Prospection mycologique – ECOMUSEE – 22 mai 2021

Album photographique – Prospection mycologique – HIRTZFELDEN – 22 mai 2021 – 1ère partie

Album photographique – Prospection mycologique – HIRTZFELDEN – 22 mai 2021 – 2ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – ECOMUSEE – 24 mai 2021

Album photographique – Prospection mycologique – ECOMUSEE – 31 mai 2021

Album photographique – Prospection mycologique – FELDKIRCH – 31 mai 2021

Album photographique – Prospection mycologique – SOULTZMATT GAUCHMATT – 10 juin 2021

Album photographique – Prospection mycologique – GUEBWILLER – 10 juin 2021

Album photographique – Prospection mycologique – ECOMUSEE – 7 juillet 2021

Album photographique – Prospection mycologique – LARGITZEN – 25 août 2021 – 1ère partie

Album photographique – Prospection mycologique – LARGITZEN – 25 août 2021 – 2ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – OSENBUHR – 26 août 2021

Album photographique – Prospection mycologique – SOULTZMATT GAUCHMATT – 26 août 2021

Album photographique – Prospection mycologique – OSENBACH HUNDSPLAN – 28 août 2021

Album photographique – Prospection mycologique – OSENBACH BICKENBERG – 28 août 2021

Album photographique – Prospection mycologique – BISEL – 30 août 2021 – 1ère partie

Album photographique – Prospection mycologique – BISEL – 30 août 2021 – 2ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – BREITFIRST – 31 août 2021 – 1ère partie

Album photographique – Prospection mycologique – BREITFIRST – 31 août 2021 – 2ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – BREITFIRST – 4 septembre 2021 – 1ère partie

Album photographique – Prospection mycologique – BREITFIRST – 4 septembre 2021 – 2ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – LINTHAL MARKSTEIN – 15 septembre 2021

Album photographique – Prospection mycologique – TRAUBACH-LE-HAUT – 2 octobre 2021 – 1ère partie

► Album photographique – Prospection mycologique – TRAUBACH-LE-HAUT – 2 octobre 2021 – 2ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – TRAUBACH-LE-HAUT – 2 octobre 2021 – 3ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – LINTHAL – LAC DE LA LAUCH – 9 octobre 2021 – 1ère partie

Album photographique – Prospection mycologique – LINTHAL – LAC DE LA LAUCH – 9 octobre 2021 – 2ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – LINTHAL – LAC DE LA LAUCH – 9 octobre 2021 – 3ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – LINTHAL – LAC DE LA LAUCH – 9 octobre 2021 – 4ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – RIXHEIM – 13 octobre 2021 – 1ère partie

Album photographique – Prospection mycologique – RIXHEIM – 13 octobre 2021 – 2ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – BRAMONT WILDENSTEIN – 21 octobre 2021

Album photographique – Prospection mycologique – BALLERSDORF – 23 octobre 2021 – 1ère partie

Album photographique – Prospection mycologique – BALLERSDORF – 23 octobre 2021 – 2ème partie

► Album photographique – Prospection mycologique – BALLERSDORF – 23 octobre 2021 – 3ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – BALLERSDORF – 25 octobre 2021 – 1ère partie

Album photographique – Prospection mycologique – BALLERSDORF – 25 octobre 2021 – 2ème partie

Album photographique – Prospection mycologique – SCHWOBEN – 25 octobre 2021

Quelles méthodes adopter pour la cuisson des champignons frais ? 

Tout d’abord, certaines espèces à chair dure telles que les clavaires, les armillaires et certains lactaires devront être blanchies (c’est-à-dire passées dans une eau bouillante légèrement salée) avant d’être cuites à proprement parler. 

Par ailleurs, il sera toujours conseillé de faire blanchir les champignons pour les personnes à l’estomac fragile. 

De manière générale, les champignons ne devront jamais être trop cuits afin de rester tendres et de conserver un maximum d’arômes.

Ensuite, certaines espèces devront être cuites à haute température pendant un certain temps afin d’éliminer certaines molécules toxiques thermolabiles. 

Dans ce cas précis, l’eau de végétation (c’est-à-dire l’eau rejetée par les champignons durant la cuisson) devra être éliminée et non réutilisée. 

C’est le cas notamment de certaines amanites (Amanita rubescens, Amanita gemmata), de certains bolets (Boletus luridus, Boletus erythropus),  des gyromitres et de certaines espèces d’helvelles. 

Bien évidemment, on fera cuire les champignons de ce type dans un récipient à part.

Les morilles, excellents champignons comestibles très recherchés, sont également toxiques crues. Consommées insuffisamment cuites ou en grande quantité (quelques centaines de grammes), elles peuvent être responsables de symptômes neurologiques, accompagnés ou non de troubles digestifs.

Enfin, notons que les champignons ne cuisent pas à la même vitesse et que pour un même champignon le temps de cuisson du pied et du chapeau peut différer. 

On veillera donc toujours à garder une logique dans l’ajout successif des champignons lors de la cuisson afin que tous les champignons arrivent en même temps à leur optimum de cuisson. 

L’eau de végétation pourra être réintégrée au cours de la cuisson si nécessaire, ou pourra être utilisée pour la cuisson d’autres ingrédients.

Voyez également notre article de blog sur le séchage des champignons.

Photo La Boutique du Champignon Eguisheim

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